FAIRE DES PETITES REUNIONS CHEZ LE PARTICULIER POUR FAIRE CONNAITRE SON VIN

Pour tenter de résister à la crise, vendre son vin sans passer par la case négoce.

Nous tentons de privilégier et d'étendre la vente directe.

Les vins de Bordeaux à deux vitesses, il y a les grands crus, bien connus, et les petits producteurs.

 

Le tonneau 900€ l' unité de commercialisation, à l'heure actuelle est acheté   720€ aux viticulteurs, 300€ en dessous.

 

La crise économique fait très mal à nous petits viticulteurs, pour s'en sortir, peut être faire des petites réunions, faire déguster nos produits, il va falloir user d'ingéniosité pour tenter de résister à bien des embuches pour les petits producteurs. (15% d'entre nous vive du R.S.A et 80% sont en cessations de paiement).

ENCORE UNE MESURE POUR METTRE EN PERIL LE PETIT VITICULTEUR

Gazole

Augmentation de la taxe intérieure de consommation de 5,66 à 7,20 €/hl

Publié le lundi 24 octobre 2011 - 11h03

 

Gazole : augmentation de la taxe intérieure de consommation de 5,66 à 7,20 €/hl.

La taxe intérieure de consommation (TIC) sur le gazole utilisé comme carburant par les entreprises agricoles sera portée de 5,66 à 7,20 € par hectolitre, selon un amendement adopté par l'Assemblée nationale. Cette augmentation concernera donc le GNR (gazole non routier) qui sera utilisé à partir du 1er novembre.

La taxe intérieure de consommation (TIC) sur le gazole utilisé comme carburant par les entreprises agricoles et dans le BTP sera portée de 5,66 à 7,20 € par hectolitre, selon un amendement adopté jeudi soir par l'Assemblée nationale lors de l'examen du projet de budget pour 2012. Cette augmentation concernera donc le GNR (gazole non routier) qui sera utilisé à partir du 1er novembre.

La baisse de cette « niche fiscale » sur le gazole devrait permettre de récupérer 80 millions d'euros (34 millions d'euros pour le monde agricole et 46 millions pour le secteur du BTP). De même que l'instauration d'une taxe sur les sodas, cette mesure vise à financer la réduction du coût du travail salarié en agriculture. Le chef de l'Etat a en effet pris l'engagement de diminuer d'un euro le coût horaire d'un salarié agricole permanent au niveau du Smic, ce qui devrait coûter au total 210 millions d'euros.

Gironde - Les petits viticulteurs du Bordelais ne veulent pas « mourir en silence »

( Publié le 25/01/2011 à 16h02 )
« On ne va pas mourir en silence », soupire un « petit » viticulteur du Bordelais. Face aux mastodontes des grands crus, les viticulteurs des appellations moins prestigieuses ont mené une action coup de poing vendredi pour dénoncer les prix trop bas qui les étranglent.


Sur les 7.000 exploitations viticoles de Gironde,
1.200 sont en grande difficulté. (© Terre-net Média)

« C'est à peine possible de mettre du gasoil dans les tracteurs, on ne peut plus travailler. A terme, on va se retrouver avec des friches un peu partout, c'est ce que va devenir la Gironde », a déclaré à l'Afp Arnaud Burliga, viticulteur à Beychac-et-Caillau.

Avec une centaine de confrères des appellations bordeaux et bordeaux supérieur, il est venu bloquer dès l'aube, pendant plusieurs heures, l'activité d'une maison de négoce, Grands vins de Gironde (Gvg), à Saint-Loubès.

La plupart des négociants de la place de Bordeaux étaient visés, jugés « coupables » d'acheter ces appellations génériques à des prix « indécents ». « J'ai travaillé pour rien pendant deux ans », dénonce M. Burliga, qui a vendu « à perte » sa récolte de vrac « car les prix étaient trop bas ».

« Si ça ne remonte pas, on devra s'arrêter », renchérit Hubert Dumas de la Roque, en parlant de sa propriété de 14 hectares à Villegouge. Depuis 2004, son chiffre d'affaires a chuté de 100.000 euros à 66.000 euros, « les réserves financières arrivent au bout, s'il n'y a pas de perspective d'avenir, on arrêtera et ça pourrait être très, très rapide ».

Les viticulteurs réclament un « partage des marges plus équitable »

Sur les 7.000 exploitations viticoles de Gironde, 1.200 sont en grande difficulté « c'est-à-dire que l'année sera décisive pour elles », souligne Thomas Solans, secrétaire général adjoint des Jeunes agriculteurs (JA) de Gironde, qui, avec la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (Fdsea), appelait à ce blocage. « En 2010, 45 % des volumes de bordeaux en vrac se sont vendus en-dessous de 800 euros le tonneau de 900 litres », ajoute Magali Vérité, présidente des JA.

Or ce prix est très largement inférieur aux coûts de production des viticulteurs et il faudrait qu'il se situe autour d'un euro la bouteille « pour qu'on puisse avoir des salaires décents », ajoute cette viticultrice. « Ce qui nous énerve c'est que vous, les clients, vous payez votre bouteille trois euros », dit-elle, en réclamant que le « partage des marges soit plus équitable ». Tous placent beaucoup d'espoir dans la création d'une nouvelle structure, « Mercure », outil de stabilisation des prix qui servira d'intermédiaire entre les producteurs et les négociants pour les appellations bordeaux et bordeaux supérieur.

« Des millions d'emplois sont concernés »

« Ce sera un filet de sécurité pour empêcher les gens en grande difficulté de lâcher à n'importe quel prix », déclare Yohan Bardeau, de la Chambre d'agriculture, qui « veut mettre la pression » pour alerter les négociants que « s'ils ne jouent pas le jeu, il y aura des actions plus violentes ». A quelques pas du feu de camp des manifestants, Louis-Henry Kressmann, l'un des directeurs de la maison de négoce Gvg promet : « nous respecterons le prix fixé par l'interprofession, c'est vrai que la situation est dramatique pour certains ».

« Contribuez à la relance de la filière ! », lance en guise d'avertissement le directeur de la Fdsea, Franck Ballester. « Si la viticulture se casse la figure, ce sont des millions d'emplois qui seront concernés », dit-il. Et de s'insurger que la nouvelle campagne ait commencé à des prix autour de 750 euros le tonneau. « Quand on reconnaît une qualité à un produit, on ne peut pas tout le temps vouloir le brader », s'énerve aussi la jeune viticultrice Delphine Mallet, « car quand on le brade, on brade aussi l'image de Bordeaux mais aussi les êtres humains derrière ».

VITICULTEURS AU R.S.A.

Ph Paysud
En donnant le coup d'envoi de cette première conférence viti-vinicole girondine, le président du Conseil Général Philippe Madrelle mettait l'accent sur les inégalités de revenu qui frappent le monde des viticulteurs: "lorsque l'on compare les prix du Petrus et ceux des bordeaux qui constituent le gros de la production, on constate que l'on vit pas dans le même royaume". Il ne faut pas moins, en effet, dit-on, d'un tonneau de bordeaux générique pour égaler le prix du flacon du célèbre cru. En clair, si une viticulture de grands crus n' a pas besoin d'être aidée, il n'en est pas de même de l'autre, celle qui représente d'ailleurs le plus d'acteurs. Le conseil général de la Gironde n'avait pas cependant attendu les derniers rebonds de la crise pour venir au secours des viticulteurs. Une mission viticole avait été constituée et deux plans triennaux de soutien mis en oeuvre, ce qui, au demeurant, confirme que que le mal est relativement ancien.
Mais en décembre dernier, lors du vote du budget primitif, alors que la crise du marché des bordeaux se faisait particulièrement sentir, un nouveau programme d'aide multipliant par quatre les crédits était voté à l'unanimité. Ce plan "de politique viticole renforcée" était suivi d'une large campagne d'information en direction des intéressés. L'initiative, avec cette réunion qui se tenait dans la salle des sessions du Conseil général, a pris une tournure plus solennelle avec la transformation de la mission en conférence viti-vinicole rassemblant tous les acteurs de la filière. Cette mise en commun éclairée du tour d'horizon de Jean-Luc Gleyze, vice-président chargée de l'Aménagement Economique Solidaire, et des intervenants du service Aménagement et Gestion de l'espace, dont Marie-Laure Boccardo, Chef de Service, a permis de dresser l'état des lieux, notamment pour ce qui est de l'avancement du programme et des critères d'attribution des soutiens.


Des viticulteurs au RSA

Il a été souligné que le conseil général reste dans ses axes de compétences en axant ses aides sur des thèmes se rapportant au foncier, à la protection des espaces agricoles, aux investissements des exploitations, à la recherche de solutions à travers les audits, à l'assurance, au commercial, à l'oenotourisme, etc. Ainsi au 1er octobre, 189 dossiers avaient été présentés en Commission permanente pour financement. Au 1er novembre de cette année le montant total des subventions allouées représentera 92% des 2 millions d'euros attribués pour l'année. Bonne nouvelle pour la filière le plan de soutien sera étendu à 2012 et 2013 sur les mêmes bases, mais avec quelques adaptations, avec une dotation 2012 également de 2 millions d'euros.
En dépit de statistiques interprofessionnelles faisant ressortir une amélioration de la situation -notamment sous l'effet des achats chinois- la perception, ou les réalités du terrain semblent différentes. Les échanges entre les professionnels l'ont montré. Certains ont mis en doute la vérité de prix moyens à plus de 1000€ le tonneau, et affirmé que ce que reçoit réellement le viticulteur est bien inférieur. Dans ce contexte, quel est le nombre de viticulteurs en grandes difficultés? La représentante de Solidarité paysans à souligné combien ces derniers répugnent à étaler ce qu'il considèrent comme un échec. Joël Bonneau (chambre d'agriculture) précisait quant à lui que, selon les sources de la MSA, 350 agriculteurs girondins, dont les deux tiers sont viticulteurs, on recours au RSA. Aussi à ses yeux la question fondamentale, est bien celle de la valorisation du produits sur le marché. Les exportations vers la Chine sont certes utiles, mais pour Patrick Vasseur, président de la FDSEA, les importateurs tendent à tirer les prix un peu trop vers le bas....
G.G.


Lundi 17 Octobre 2011

LE NEGOCE A LA BOTTE DE LA GRANDE DISTRIBUTION

économie Des producteurs manifestent

Le conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) pointé du doigt par des petits producteurs. A l'occasion de l'assemblée générale, cet après-midi, de leur « outil » chargé de la promotion des vins, ils se mobilisent.

Action en justice
Un huissier a d'ailleurs signifié la semaine dernière au CIVB son assignation en justice par soixante-six producteurs. Ces derniers réclament le remboursement de 10 années de cotisation, des sommes qui peuvent atteindre 132 000 €. « On nous demande de faire de la qualité, précise Dominique Techer, président du comité d'action des vignerons de Bordeaux (CAVB), mais nos vins sont quand même vendus au rabais ». Ces producteurs estiment que le négoce déroule le tapis rouge aux grandes surfaces et tire les prix du vin vers le bas. Ils redoutent également une nouvelle réduction des rendements afin de lutter contre la surproduction : « Ceux qui ont déjà du mal à s'en sortir vont être encore enfoncés ». Une mesure déjà appliquée en 2005 : « Du coup, on a manqué de vin, car c'était une très bonne année », précise le viticulteur. De son côté, le CIVB lance cette année une campagne promotionnelle vers des marchés dits « prioritaires ».

 

 

orianne dupont (issus de 20mn.fr)

LE PIAN MEDOC EN FEU

Un incendie s'est déclaré vers 17h20 au Pian-Médoc (33) commune toute proche de Macau, ce mardi 5 juillet 2011, chemin de Lalande, au nord du Château Sénéjac.

 

Quatre Canadairs, un Trackair (que nous pouvions voir de notre maison), et beaucoup de sapeurs-pompiers étaient  sur  place.

Des habitations pourraient être menacées, disait il à la télévision.

 

Hier, nous rentrions de Bordeaux, nous pouvions apercevoir la fumée depuis Bruges, nous nous sommes arrêtés au Centre auto du Pian médoc, l'air était suffoquant t'en la fumée envahissait la commune. Ce matin, le balai des canadairs (2) reprenait. Je pense que notre médoc, va être mis à rude épreuve en cette année de grande sècheresse.

 

 

POURQUOI DES VIGNERONS CHOISISSENT DE SORTIR DE L A.O.C.

Parceque,  d'abord, l'AOC est un obstacle commercial.

Les prix de vente de base de la plupart des appellations d'origine sont trop bas.

Et cela empêche le vigneron de vendre son vin à un prix rémunérateur s'il porte le nom de son appellation.

Ensuite, il y a des contraintes réglementaires quelquefois trop importantes, nous empéchant toute créativité .

 

Donc il est tout à fait normal que beaucoup se retirent de ce modèle.

DES BULLES SPECULATIVES QUI TUENT LES PETITS VINS

En ce début de VINEXPO ou tous les vins à grande notoriété vont être à l'honneur, on oublie totalement, le vin simple, celui que peut s'offrir la couche populaire, issus du producteur local, fait d'une façon ancestrale, avec un savoir faire qui se transmet de génération en génération, mais qui n'a pas de notoriété, doit il pour autant être dévaloriser, non, voici mon point de vue, aidé d'une émission C dans l'air passé sur la 5 ce  20 juin2011, j'explique ici, notre propre expérience qui peut être la même pour bien des petits viticulteurs qui meurent de la spéculation faite sur les grands vins, mettant ainsi les petits vins aux oubliettes.

 

Ces vins, tirés de notre savoir faire, que nous a transmis nos ancêtres, c'est ce qui fait que notre produit a sa typicité, son goût merveilleux de terroir qui le rend unique.

Je trouve qu' il est dommage de faire que le vin doit avoir tel goût pour faire marcher le marketing. Honneur aux vins typiques a son viticulteur, qui aura oeuvré avec ses moyens, et son outillage d'époque, par un travail et un savoir faire unique, que ses mains en or auront durement travailler pour obtenir son "bébé", car pour avoir un bon vin, il faut "des parents" et les parents ce sont les viticulteurs qui sont dans leur vigne. Le bon viticulteur c'est celui qui travaille sa vigne,  il est là sur le vignoble, présent chaque jour, et il travaille à la sueur de son front pour qu'enfin il puisse avoir la fierté de mettre à disposition un produit sain, unique.

 

Mais ce vin, il aura du mal à le vendre, car aujourd'hui on n'achète pas un vin on achète un nom.

Rien de plus stupide, que d'acheter un vin pour le look de l'étiquette de sa bouteille, pour sa notoriété, pourquoi cela,  qu'a t il de plus ce "grand" vin ?

 

Une bouteille d'un gros château peu importe lequel qui coûte 700€ qu'est ce qui la différentie, du vin du producteur local, uniquement son nom, son marketing, car le travail il est le même, sauf que le petit producteur, le travail il le fait lui même. Ces vins qui se vendent à des sommes inconcevables, on les a tellement extrait, tellement boisés, ils sont tellement stéréotypés, que son propriétaire, qui ne doit pas souvent mettre les pieds dans le vignoble,  les vend en faisant avant tout de la spéculation. Puis des méthodes très onéreuses, comme l'osmose inverse, qui réduit la teneur en sucre et la réduction des moûts, objectif, obtenir des vins moins élevés en alcool, tout en conservant les caractéristiques d'une vendange bien mûre, c'est une pratique que je ne trouve pas naturelle, préférant laisser faire la nature.

 

Pourquoi le vin rosé connait un tel succés, car il évoque l'espoir de voir approcher les vacances, l'approche de la chaleur des rayons de soleil, cette envie de prendre un verre de rosé bien frais, le soir en terrasse, c'est tellement relaxant, après une journée de stress au travail. Puis le rosé, les jeunes adorent. Avec une génération qui met des glaçons dans les sodas, le rosé qui est naturellement sucré, ou l'on peut mettre des glaçons explique cette attirance de la jeunesse vers les vins rosés.

 

Voilà ma façon de voir, l'avenir des vins simples, qui j'en suis certaine retrouvera son attrait, sa valeur d'antan, et qui replacera le producteur local à l'échelon de la respectabilité du travail pénible qu'il s'oeuvre chaque jour, pour produire mais pas spéculer. Pour ma part, l'euro a fait perdre de la valeur à nos vins locaux, que jadis il était sans complexe de voir se commander au bar du coin, un petit verre de rouge.

LES OUBLIES DE VINEXPO

ARTICLE TIRE DE VITINET.COM

 

Vignoble bordelais - « La mort annoncée » des petits châteaux oubliés de Vinexpo

 

 

 

A dix jours de Vinexpo, le gigantesque salon des vins et spiritueux où se croiseront à Bordeaux les grands viticulteurs et négociants du monde entier, nombre de châteaux des appellations les moins prestigieuses du Bordelais se débattent pour échapper à une « mort annoncée ».


Selon le critique Robert Parker, il y a dans le vignoble bordelais
beaucoup de « petits bijoux » dans les petits châteaux.
(© Terre-net Média)

Comme près d'un quart des viticulteurs bordelais qui travaillent à perte, Dominique Ducourt, « petit » propriétaire de l'Entre-deux-mers, envisage l'avenir avec pessimisme. « C'est la mort annoncée, on y va tout droit », dit-il à l'Afp sur sa propriété de 45 hectares de Sauveterre-de-Guyenne (Gironde). « Si ça ne redémarre pas, je vais arrêter, là, je travaille pour rien ». Ses fils, 19 et 24 ans, avaient prévu de prendre la suite du domaine, propriété familiale depuis cinq générations, mais Dominique Ducourt leur a dit « pour l'instant, d'aller faire des expériences ailleurs », car « là, il n'y a pas à manger ». « On se chauffe au bois, on fait un potager pour manger, c'est de la survie, on ne peut plus rafistoler les vieilles machines, les projets sont rangés dans les cartons, rideau, terminé », explique le quinquagénaire. « On vit sur la quille », ajoute le vigneron qui se rémunère 1.000 euros par mois avec son épouse qui travaille avec lui.

 

Le prix du tonneau en chute libre

A des années-lumière du train de vie confortable des grands crus, qui ne représentent que 4 % de la production bordelaise mais 20 % de son chiffre d'affaires, Dominique Ducourt commercialise sa production « en vrac » en appellation générique bordeaux. « C'était ce qui marchait le mieux, dans la famille on a toujours fait du vrac, la mise en bouteille, c'est un autre métier », soupire-t-il. Aujourd'hui les producteurs de « vrac » sont ceux qui souffrent le plus. Il « n'a pas dégagé 2.000 euros de bénéfice sur l'exercice 2010 ». Le prix du tonneau est en chute libre et seule la création récente d'un outil de stabilisation des prix a permis de fixer à un minimum de 800 euros le tonneau de 900 litres des appellations génériques. Un minimum qui devient plafond, selon ses détracteurs. « Le négoce est tout puissant, c'est eux qui commandent », explique Dominique Ducourt, « si on obtenait dix centimes de plus par litre, je serais heureux comme un pape ».

Si le plan « Bordeaux Demain » de sortie de crise mis en place par l'instance interprofessionnelle propose « des mesures efficaces à moyen voire long terme, d'ici là il y aura de la casse », juge Jean-Louis Nadau, secrétaire général adjoint de la Fdsea. La propriété de Dominique Ducourt fait partie du « modèle appelé à disparaître » dans le plan « Bordeaux Demain », selon la Fdsea de Gironde. Pour beaucoup, le handicap de ces petits producteurs est qu'ils dépendent trop du marché français qui décroît régulièrement. « La marge de progression, c'est l'export », estime Franck Ballester, directeur de la Fdsea. « mais il faut y aller avec des volumes suffisants et donc à plusieurs ». « Aujourd'hui le secret c'est la mise en commun des moyens, si on n'arrive pas avec une force de vente suffisante, on perdra du terrain », explique-t-il à l'Afp.

« En concurrence avec d'autres vins étrangers du même niveau qualitatif mais moins cher »

Robert Beynat, directeur général de Vinexpo, a déploré aussi, devant la presse, l' « atomisation » du vignoble bordelais alors qu'il faudrait des entreprises puissantes qui puissent « développer des marques ». Les vins d'entrée de gamme ont « énormément de volumes à placer et les propriétés sont en concurrence avec d'autres vins étrangers du même niveau qualitatif mais moins cher », renchérit Franck Ballester. Pour sortir de l'ornière, le célèbre critique de vin Robert Parker préconise que les petits châteaux mettent leur vin « tôt en bouteilles » et le vendent bon marché. Il est persuadé, dit-il à l'Afp, qu'il y a « un marché pour ces vins ».

Robert Parker veut dénicher des « petits bijoux » parmi les petits châteaux

A côté des grands crus, il y a à Bordeaux « des milliers et des milliers de petits châteaux qui ont de grandes difficultés à vendre leurs vins, c'est une tragédie », déplore dans un entretien à l'Afp le célèbre critique américain Robert Parker, qui s'attache à dénicher des « petits bijoux » pour les sortir de l'ombre.

Q: Que pensez-vous de tous ces petits châteaux qui se débattent pour vendre leur vin?
R: « C'est une histoire triste, une tragédie, Bordeaux est vraiment comme un système de castes. Il y a peut-être 100 à 125 châteaux au sommet qui atteignent des bons prix et s'en sortent bien financièrement et il y a des milliers et des milliers de petits châteaux qui ont de grandes difficultés à vendre leur vin et n'arrivent pas le vendre à un prix raisonnable.
J'y pense beaucoup, la solution pour les petites propriétés, je veux dire les appellations simples comme côtes de Bordeaux, bordeaux, c'est d'essayer de faire du vin qu'elles puissent mettre tôt en bouteilles (...) et de le vendre à un bon prix. Elles n'ont pas besoin d'investir dans des barriques ou d'autres choses comme ça, le marché mondial est à la recherche de bordeaux bon marché qui soient de bonne qualité, purs, avec un bon équilibre et qui puissent être bus rapidement. Je crois que cela doit être leur objectif (...), il y a un marché pour ces vins.
J'essaie de trouver ces vins quand je fais mes dégustations (...) il y a là un défi à relever car Bordeaux a l'image de vins réservés aux riches
».

Q: Que pensez-vous de l'attitude des grands crus qui poussent leurs prix vers le haut?
R: « Je ne pense pas que les grands crus soient responsables. Ils produisent un produit à forte demande qui est devenu un produit de luxe aujourd'hui, une marque comme la haute couture, comme Chanel, reconnue dans le monde entier. Et les gens qui ont de l'argent ont montré qu'ils avaient confiance en ces vins, lors des primeurs, des ventes aux enchères et qu'ils étaient prêts à payer plus cher.
Ce n'est pas la faute des grands crus (...) mais en même temps cela donne une image d'élitisme et de luxe qui vraiment fait du mal aux petites propriétés qui produisent du très bon vin, le vendent à des prix très bas et ont beaucoup de mal à être reconnues.
C'est là que je peux jouer un rôle, que d'autres critiques peuvent jouer, en essayant de trouver ces petits bijoux qui tentent de faire du bon vin et de les sortir de l'ombre. Nous devons (...) combattre cette image que Bordeaux est cher aujourd'hui, ce n'est pas vrai, mais c'est son image
».

Q: Avez-vous trouvé quelques-uns de ces petits « bijoux »?
R: « J'écris sur eux chaque année. J'essaie de trouver ces petits bijoux qui font du bon vin, et j'essaie de leur apporter une couverture médiatique. Ces petites propriétés ont tendance à bien vendre quand elles trouvent un marché mais c'est un tout petit pourcentage des milliers de châteaux qui n'obtiennent jamais aucune reconnaissance ».

 

Pour exemple nous avons refusé de vendre notre Bordeaux 2010 destiné aux négociants, car ceux-ci ont encore baissé leur prix d'achat.

Voilà notre quotidien, comme beaucoup d'autres petits châteaux ou domaines, nous tentons de faire connaître nos vins destinés à être mis en bouteilles, par la représentation de "Cuvées particulières" que vous connaissez tous.

 

Je vous invite à parcourir les différentes rubriques que j'ai citées, afin que vous vous rendiez compte, que nous travaillons à l'ancienne, savoir transmis depuis quatre générations, ça c'est une marque importante, un prestige qui devrait être mis en valeur. NOus avons un petit patrimoine, que nous affectionnons, que nous travaillons durement, et nos vins sont typiques à notre travail, à notre savoir, ils nous sont propres, et nous sommes fières du résultat.

 

Tenter de se faire connaître, tout est là, la publicité, les salons tout cela beaucoup trop onéreux. Reste vous le bouche à oreille.

LE PETIT PRODUCTEUR BORDELAIS UN MODELE APPELE A DISPARAITRE

  • Publié le 10/06/11 dans Les news par redacteur@intothewine.f

Pendant que les grands viticulteurs et négociants du monde entier se préparent pour Vinexpo, certains viticulteurs bordelais moins prestigieux tentent de survivre.

 

Ces viticulteurs, qui représentent près d’un quart des viticulteurs bordelais, ne savent plus quoi faire pour échapper à la faillite.

 

L’écart de creuse entre le train de vie des grands crus qui multiplient leurs profits et ces propriétés. Les grands crus représentent seulement 4% de la production de vins bordelais mais 20% de son chiffre d’affaire.

Les producteurs de « vrac » sont les plus touchés. Et le plan « Bordeaux Demain » de sortie de crise mis en place par l’instance interprofessionnelle ne devrait pas arranger les choses. La majorité des petites propriétés font partie du « modèle appelé à disparaître » dans ce plan.

 

Le problème de ces petites propriétés est qu’elles dépendent trop du marché français qui décroit régulièrement. Malheureusement, faute de moyens financiers et de volume, l’export n’est pas une solution abordable pour eux comme marge de progression.

 

De plus, la concurrence des vins d’entrée de gamme étrangers du même niveau est un autre élément contre lequel ces producteurs n’arrivent pas à lutter.

 

Robert Parker préconise à ces petit châteaux de mettre leurs vins plus tôt en bouteilles et de le vendre bon marché afin de résister car il est persuadé qu’il y a un marché pour ces vins.

Source AFP

 

Ainsi, vous avez là, une brève explication, nous espérons que cela va vous aider à comprendre nos difficultés, notre lutte pour garder notre petit domaine, que vous sachiez que c'est notre gagne pain. Nous ne sommes pas de riches producteurs, nous exploitons à l'ancienne une petite propriété familiale du côté de mon mari, de quatre générations de passionnés et d'amoureux de la vigne.

 

Mais sachez que chaque jour nous nous remettons en question, nous usons d'ingéniosité, nous multiplions les manifestations pour tenter de nous faire connaître. L'export comme il est dit dans le reportage, la Chine c'est pas pour nous, beaucoup trop couteux, nous ne pouvons pas faire le pas.

 

Je profite de ces quelques lignes pour remercier ceux qui nous aident, ceux qui sont fideles à nos produits, et ceux qui nous faisons vendre, Pascal, Tatie (elle se reconnaitra) Babeth (ma soeur) Françoise et Richard, Madame Chopin, qui se bat pour nous faire vendre, Mme Drouillard, l'une de nos plus anciennes clientes, des années de fidélisation à notre vin, elle dit "nous sommes en pleine forme, c'est grace au Domaine du Prat", cela fait chaud au coeur.

 

SIMPLIFICATION DES VENTES A DISTANCES




Les amateurs de vins et d’escapades dans les vignobles européens apprennent souvent à leur dépens que vouloir commander du vin à distance à un vigneron rencontré à l’occasion d’un séjour touristique par exemple n’est pas possible : trop de contraintes administratives, trop coûteux !

Ainsi la seule alternative qui serait laissée au particulier, désireux de se constituer une « belle » cave, riche de l’ensemble de nos terroirs, serait de retourner sur les lieux de ses séjours en vue d’acquérir directement les vins, objet de sa convoitise, et de les ramener avec lui.

Ces difficultés touchent de plein fouet les vignerons indépendants. De nombreux opérateurs, en particulier les petits producteurs, sont actuellement confrontés à des difficultés administratives lorsqu’ils effectuent des ventes à distance de vins et de boissons alcoolisées à destination de particuliers situés dans les autres Etats membres de la Communauté européenne.
Au jour d’aujourd’hui, les propositions de modification de la législation n’ont pas abouti.
Pourtant, les difficultés administratives rencontrées en matière de réglementation sur les droits d’accises constituent des entraves aux échanges intracommunautaires.
A l’heure du développement des ventes à distance via internet et de l’essor de l’oenotourisme, il est urgent de réagir, il est urgent de revoir et de modifier la directive sur les accises.

Les problèmes rencontrés par les vignerons sont de plusieurs ordres. Une partie d’entre eux découle des divergences d’interprétation de la réglementation communautaire entre Etats membres. Une autre partie naît des difficultés soulevées par la représentation fiscale et l’incompatibilité entre les lourdeurs administratives et la rapidité des livraisons.

C’est pourquoi de nouveaux concepts doivent être inclus dans la législation. La mise en place d’un système de vente TTC, l’assouplissement des contraintes réglementaires liées à la représentation fiscale, le paiement du droit d’accise du pays de destination entre les mains de la douane du pays de départ, l’extension du régime des petits producteurs de vins et la mise en place d’une surveillance électronique sont des concepts qui permettraient, tout en assurant les contrôles inhérents à la circulation des produits soumis à accises, d’alléger le poids des contraintes administratives et donc de soutenir l’activité économique des petits opérateurs.

La CEVI travaille activement à l’adaptation de la législation, qui est aujourd’hui trop pénalisante. Le métier de vigneron est un métier de patience, de passion, de rencontres et d’échanges avec les consommateurs. Mais il est de plus en plus entravé par les contraintes qu’impose la réglementation.

L’objectif des vignerons indépendants est donc que le système EMCS soit rapidement mis en œuvre, dans les conditions les plus favorables possibles (accompagnement des opérateurs et des administrations dans l’installation et la mise en œuvre du système).

 

EXTRAIT DE CEVI (confédération des vignerons indépendants)

PLANTATION DES VIGNES : L EUROPE VEUT ELLE REHABILITER LA PIQUETTE ?

 


   

Théoriquement, en 2019, la liberté de planter de la vigne en Europe sera totale. Afin, dit la Commission européenne, d'accroître la productivité des vins européens. Retour vers un passé où les producteurs gagnaient (mal) leur vie en produisant médiocre ?

Plantation de vignes : L'Europe veut-elle réhabiliter la piquette ?

 

En 2008, un texte passé inaperçu du grand public : « (...) après de longs débats, les Etats et les institutions européennes étaient tombés d'accord sur une libéralisation progressive du droit de plantation des vignobles (...) » Nous rappelle Eurativ Très exactement : « (...) l'Union européenne a programmé la fin du régime des droits de plantation à compter du 1er janvier 2016, les états membres conservant la possibilité de les maintenir jusqu'en 2018 (...) »

A cette époque, la France seule opposante, n'avait pu que s'incliner et prendre acte de cette décision.

Or, le sujet revient sur le devant de la scène, puisque en France, les députés toutes tendances confondues ont décidé : « (...) d'enregistrer au sein de la commission affaires économiques une proposition de résolution européenne pour revoir cette règle et maintenir ces contraintes »

Et cette fois-ci, contrairement à 2008 : « Les ministres de l'Agriculture de neuf pays européens (Allemagne, France, Italie, Chypre, Luxembourg, Hongrie, Autriche, Portugal et Roumanie) ont écrit à la Commission pour demander le maintien, au-delà de 2015, d'un encadrement des droits de plantation au niveau de l'ensemble de l'UE et pour l'ensemble des catégories de vins »

Au delà du fait, que le productivisme et la compétitivité avec le « nouveau monde » sont mis en avant par la Commission européenne, il est étonnant de constater que pendant des années, la Commission a fait ... le contraire, en ne cessant de favoriser l'arrachage des vignes, au nom de la qualité !

En 2004 le Monde écrivait : « La crainte d’une surproduction a toujours été l’obsession communautaire, surtout après l’adhésion de l’Espagne, qui possède le plus grand vignoble du monde. Le premier objectif des aides a donc été de limiter les productions par des aides à l’arrachage des vignes. Entre 1988 et 1997, 2,5 milliards d’euros de « primes à l’abandon définitif » ont été dépensés en Europe à cet effet (...) pendant vingt ans, l’UE a accompagné la transformation du vignoble européen. Les surfaces ont été réduites de 10 % (500.000 hectares dont 100.000 en France), même si l’arrachage a surtout concerné des vignes de faibles rendement, la production a été contenue et la restructuration du vignoble a été opérée (...) »

En 2006, La commissaire européenne à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel déclarait : « (...) En dépit de notre tradition et de la qualité de tant de vins communautaires, le secteur est en proie à de graves difficultés (...) L'Europe produit trop de vin qui ne trouve pas de débouchés (...) Nous consacrons beaucoup trop d'argent pour écouler nos excédents au lieu de renforcer notre qualité et notre compétitivité (...) » - Toute L'Europe

Tout ça pour en arriver à une : « libéralisation progressive du droit de plantation des vignobles »

« (...) comment justifier qu'au moment où l'Union européenne décide de libérer les droits de plantation, elle prépare cette libéralisation par une politique d'arrachages massifs ? (...) Les États producteurs se sont souvent opposés à ces arrachages massifs, qui étaient socialement trop brutaux et économiquement discutables puisque l'arrachage massif conduisait à décimer un potentiel de production. Mais personne ne pouvait s'attendre à ce que cette politique d'arrachage soit... le prélude à une politique d'expansion (...) » pouvait-on lire dans la Proposition de résolution européenne, présentée, au nom de la commission des affaires européennes, et émise par des sénateurs, le 10 février 2011

Quelles conséquences, si le texte était finalement appliqué ?

« (...) Les conséquences seraient un déséquilibre entre l'offre et la demande. Le détournement de notoriété ferait que l'on pourrait exploiter un vignoble à l'intérieur même d'une appellation. Des délocalisations avec dommages collatéraux, entraînant problèmes d'emploi et même, la disparition des petites exploitations (...) affirme le parlementaire Philippe Martin qui ajoute : « Cette décision de la fin du régime de droits de plantation est calquée sur le modèle du Nouveau monde : Australie, Argentine (...) Ils sont en crise aujourd'hui, notamment l'Australie (...) »

Effectivement, où est la logique dans cette affaire ? Alors qu'années après années, les pouvoirs publics n'ont cessé de se féliciter, du fait que les populations buvaient : « moins mais mieux » ! Est-il utile d'innonder le marché européens de ces « petits vins » bas gamme qui correspondraient à un pouvoir d'achat ... en baisse chez les consommateurs ?

Et enfin, souhaite t-on à terme retomber dans la situation des années 1900 où : « De 1900 à 1906, la production de vin du Languedoc, aidée par l'introduction des ceps venus d'Algérie, venus remplacer ceux malades du phylloxéra, permettait de grimper de 16 à 21 millions d'hectolitres (...) La surproduction se soldait vite par une mévente et une chute brutale des prix. Ceux-ci sont divisés par deux ou par trois en quelques années (...) »

Mais visiblement, le productivisme assassin, au nom de la « compétitivité » a toujours le vent en poupe à la Commission européenne !


Crédit photo
FlickR CC - Simon Greig
Encore un pas pour pousser les petits producteurs vers la sortie.

LE BIO SAUVE PAR L INDUSTRIE CHIMIQUE

Alors que le cuivre représente 3 à 5 % du tonnage total des produits phytosanitaires et que son usage est indispensable en agriculture biologique, il figurait sur la liste des produits que le Parlement européen voulait interdire...

Les partisans de l’agriculture bio doivent une fière chandelle à l’industrie chimique ! En effet, sans la persévérance de onze entreprises spécialisées dans les pesticides, le cuivre aurait probablement subi le même sort que la roténone. C’est-à dire qu’il n’aurait tout simplement pas été inscrit à l’annexe 1 de la directive européenne 91/414 sur les produits autorisés par l’Europe ! Or, comme l’indique Éric Maille, technicien viticole en agriculture biologique pour la chambre d’agriculture de la Dordogne, « les alternatives ne permettent pas actuellement un abandon de ce produit (notamment en vignes et en arboriculture) ». De fait, le cuivre reste l’un des piliers de la protection phytosanitaire en bio. Pourtant, la menace de sa non inscription était réelle. Jusqu’en mai 2008, le cuivre faisait en effet partie des molécules que la commission de l’Environnement du Parlement désirait éliminer – un souhait partagé d’ailleurs par plusieurs États-membres.

Interdit aux Pays-Bas, menacé en Allemagne

Aujourd’hui, le cuivre est interdit dans plusieurs pays de l’Union européenne. Les Pays-Bas ont retiré son usage dès 1999, invoquant en premier lieu les risques pour la santé de l’utilisateur. « Même en utilisant des mesures de protection adéquates, l’usage de l’oxychlorure de cuivre présente un risque pour l’utilisateur s’il subit une exposition cutanée ou par inhalation  », indiquait alors le ministère de l’Environnement hollandais. Curieusement, « cette interdiction n’est valable que pour les agriculteurs conventionnels, le cuivre étant toujours accepté en agriculture biologique », précise Jeroen Meeussen, de l’Autorité de régulation néerlandaise (CTGB). À croire que le ministère de l’Agriculture hollandais est plus soucieux de ses agriculteurs conventionnels que de ses agriculteurs bio ! Plus cohérents, d’autres pays ont supprimé tous les usages du cuivre. C’est le cas du Danemark, dont le plan de réduction des produits phytos est présenté comme un modèle.

En Allemagne, les avis sur le cuivre sont très contrastés, comme ont pu le constater les participants à la réunion du 29 janvier 2008 qui a rassemblé autorités sanitaires allemandes, instituts techniques et responsables politiques. « L’agence fédérale pour l’Environnement [considère] que l’usage du cuivre représente un risque inacceptable pour l’environnement, en particulier pour les oiseaux, les petits mammifères, les vers de terre et les organismes aquatiques  », peut-on lire dans le compte rendu de la réunion. À cette date, les autorités allemandes estimaient qu’« une évaluation finale [n’était] pas possible sur la base des données existantes ».

Pourtant, le processus communautaire pour l’homologation du cuivre a été entamé dès 1999 ! La France – grande productrice de vin, et donc grande consommatrice de cuivre – a été nommée « pays rapporteur ». Elle a été chargée de préparer la monographie de la molécule auprès de la Commission. Il s’agit d’un document censé dresser l’état des connaissances en matière d’éventuels problèmes de santé, d’écotoxicité (impact sur les organismes aquatiques et les insectes) et de comportement dans le sol. Pour ce faire, les experts français ont pu compter sur l’appui d’un task force regroupant un consortium de onze sociétés privées (dont Dupont, NuFarm, Isagro et Cerexagro) et coordonné par le consultant britannique Nick Leeming. C’est ce task force qui a réalisé l’essentiel des études nécessaires à l’homologation communautaire. Non moins de 400 études sont mentionnées dans la monographie remise à la France en novembre 2003. Pour des raisons essentiellement administratives, ce document n’a été transmis qu’en juillet 2007 à la Commission européenne. Après avoir intégré les remarques des différents pays, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Aesa/Efsa) a rendu son propre avis, accompagné de recommandations, le 30 septembre 2008.

Un avis peu catégorique

Or, la lecture attentive de cet avis laisse perplexe. En effet, les experts européens concluent par une série de questions et de demandes de compléments d’information, qui auraient sans nul doute été fatales à l’inscription de n’importe quel autre produit. Les auteurs notent ainsi que « les données présentées dans le dossier concernant le devenir dans le sol du cuivre s’appuient principalement sur une revue de la littérature. […] Bien que l’information soit considérée comme complète qualitativement, cela ne permet pas de dériver de paramètres quantitatifs pour conduire une évaluation de risque pour l’environnement ». Pire, l’Efsa indique qu’« il n’a pas été possible pour les experts d’établir une conclusion au sujet de la fiabilité de ces études ». L’agence conclut que « les experts sont tombés d’accord sur le fait qu’une revue de la littérature plus élaborée (plus compréhensible) est nécessaire ».

Certes, les doses de 20 kg/ha, couramment utilisées jusque dans les années quatre-vingts, ont été abandonnées. Depuis 2002, les doses maximales recommandées oscillent en effet entre 3 et 5 kg/ha et par an. Cependant, « 5 kg correspondent à déverser sur les sols une demi-tonne de cuivre au bout d’un siècle », remarque Denis Dubourdieu, professeur d’oenologie à l’université de Bordeaux. « Imaginez l’état des sols si l’on avait utilisé le cuivre depuis le début de la culture de la vigne, c’est-à-dire au moins 2000 ans ! », poursuit-il. Thierry Coulon, directeur technique de l’Institut français de la vigne, confirme qu’« il existe de nombreux exemples où, dans des sols acides, les quantités de cuivre fongicide accumulées depuis un siècle d’usage empêchent aujourd’hui l’herbe, le blé ou même des arbres fruitiers, de pousser ». Il estime que « dans le meilleur des cas, on peut descendre jusqu’à 400 gr/ha et par application  ». Il encourage donc une utilisation très raisonnée du cuivre. Entre 2001 et 2004, Dominique Forget, directeur de Château Couhins – un domaine expérimental viticole de l’Inra –, a réalisé une évaluation agri-environnementale de la conduite de la vigne en agriculture biologique et en production intégrée. Bien que « par la diversité de ses pratiques et l’imagination de ses praticiens, l’agriculture biologique offre des pistes intéressantes à exploiter », explique-t-il, « l’impact environnemental de la production intégrée est plus favorable que celui de l’agriculture biologique, notamment au niveau des indicateurs phytosanitaires ». Principale raison invoquée : le « nombre de passages pour les applications de cuivre, qui a un impact important sur le sol mais aussi sur les eaux de profondeur et l’air ».

Les impacts à long terme

Mais le cuivre ne pose pas seulement des problèmes de saturation des sols. Selon le document de l’Efsa, son impact à long terme sur les oiseaux, les vers de terre et les organismes aquatiques, n’a pas été suffisamment étudié. « Sur la base des informations reçues, un risque élevé à long terme pour les vers de terre a été identifié  », indiquent les experts, qui ajoutent que « le risque de bioaccumulation dans les organismes aquatiques n’a pu être correctement établi en raison de données manquantes ».

Pour les abeilles, le risque par contact a été défini comme faible, « excepté pour l’oxychlorure de cuivre et pour la bouillie bordelaise ».

« Le risque pour les abeilles par ingestion a été défini comme élevé dans la première étape de l’évaluation de risque, et les experts ont suggéré qu’il manquait des données pour aborder plus en profondeur les risques pour les abeilles », poursuit l’Efsa. Un constat qui ne semble curieusement pas embarrasser les associations apicoles et leurs amis écologistes ! Or, « il n’est pas rare de voir les vignes presque “peintes” en bleu après un traitement de bouillie bordelaise, ce qui implique un contact direct potentiel entre le cuivre et les abeilles », rappelle Thierry Coulon.

Plus grave, le cuivre n’est pas une substance anodine pour les mammifères, et en particulier pour l’homme. Comme le soulignent les experts de l’Efsa, les incertitudes sur les risques à long terme pour les mammifères n’ont pas été levées. « La première étape de l’évaluation de risque pour les mammifères indiquait un risque potentiel aigu et chronique. L’évaluation de risque affinée fournie par le notifiant n’était pas transparente », note l’avis. En outre, « la toxicité par inhalation n’a pas été évaluée correctement (génotoxicité et exposition à moyen terme) vis-à-vis de l’exposition des opérateurs », ajoute l’Efsa. Un constat d’autant plus inquiétant que dans plusieurs scénarios examinés dans le rapport d’homologation, l’agence européenne indique que « l’exposition des ouvriers entrant dans les parcelles traitées était au-dessus de l’AOEL (niveau acceptable d’exposition pour l’opérateur), même lorsque les vêtements de protection comme la chemise à manches longues, les pantalons longs et les gants, étaient portés » !

Le rapport souligne enfin la difficulté d’établir une dose journalière admissible (DJA) pertinente, sachant qu’il existe déjà un « bruit de fond » résiduel de cuivre dans les aliments et dans l’eau de consommation. « La dose journalière admissible pourrait être dépassée lorsque l’on intègre dans l’évaluation de risque pour les consommateurs européens les sources complémentaires d’apport en cuivre et la valeur maximale tolérée de cuivre de 2 mg/l dans l’eau », indique le rapport.

Entre bénéfices et dangers

Or, comme le souligne le Dr Jean-Louis Thillier, « le cuivre et ses composés sont largement répandus dans la nature et l’on retrouve fréquemment du cuivre dans les eaux superficielles et dans certaines eaux souterraines, mais avec des teneurs qui dépassent rarement 0,005 mg/l. Par le biais des tuyaux de cuivre utilisés dans les systèmes d’alimentation en eau domestique, l’eau distribuée contient considérablement plus de cuivre que l’eau provenant de la source originelle. La concentration de cuivre dans l’eau consommée se situe donc entre 0,02 et 2 mg/l. Elle est le plus souvent inférieure à 0,3 mg/l. » De plus, certains aliments comme les mollusques (notamment les huîtres), les abats, les noix, les haricots secs, les produits de la vigne, les fruits à noyau et le cacao, sont particulièrement riches en cuivre. Leur teneur peut varier entre 0,02 et 0,4 mg/kg. L’ensemble de ces facteurs rend difficile la préparation d’un régime alimentaire fournissant moins de 2 mg de cuivre par jour. « Les expositions quotidiennes moyennes à partir de l’air, des aliments et de l’eau, dans le cas d’une personne pesant 70 kg, buvant 1,5 l d’eau par jour et inhalant 20 m3 d’air par jour est de 2,5 mg/jour », estime le Dr Thillier, qui note que tout comme le fer, le cuivre est un minéral indispensable à l’organisme humain : « Le cuivre est un oligo-élément essentiel qui joue un rôle fondamental dans la biochimie de tous les organismes vivants. Il est nécessaire à de nombreuses réactions enzymatiques, dont le transport du fer. La carence en cuivre (moins de 2 mg/jour) s’accompagne d’anémie, qui résulte de l’incapacité des réticulocytes à obtenir le fer de la transferrine et à synthétiser l’hème à partir du fer (III) et de la protoporphyrine à un rythme normal. D’autres systèmes enzymatiques nécessitent du cuivre, comme les monoamine-oxydases nécessaires à la régulation des neurotransmetteurs et des neuropeptides, la lysyle-oxydase, essentielle à l’entretien du tissu conjonctif dans les poumons, les os et l’élastine de l’appareil cardiovasculaire, la cytochrome c-oxydase, qui intervient dans le métabolisme oxydatif et le fonctionnement du cerveau, ou encore la superoxyde-dismutase, nécessaire à la destruction des radicaux superoxydes ». De graves cas de carences en cuivre ont été observés chez des enfants souffrant de malnutrition, avec pour conséquence un risque d’anémie, de neutropénie et de perturbation de la formation des os. Cependant, dans certaines circonstances, le cuivre peut aussi être très toxique, avertit le Dr Thillier : « La sensibilité à la toxicose du cuivre dépend de nombreux facteurs dont la génétique, l’âge et l’alimentation. Cela semble refléter non seulement les variations de l’efficacité de l’absorption et de l’excrétion du cuivre, mais aussi des différences dans l’absorption d’autres hépatotoxiques ou de certains facteurs de protection, dans l’expression spécifique du transport de cuivre et du stockage des protéines. Bon nombre des effets toxiques du cuivre, tels que l’augmentation de la peroxydation des lipides dans les membranes cellulaires, sont liés à son rôle dans la génération de radicaux libres de l’oxygène. » Des quantités de sulfate de cuivre de l’ordre du gramme ont entraîné la mort par suicide, alors que des effets de toxicoses graves ont été signalés après ingestion de doses variant entre 40 et 50 mg dans des boissons gazéifiées en contact avec des contenants en cuivre [1]. Dès 1975, l’équipe du Pr Burch a montré que l’ingestion chronique de plus de 15 mg de cuivre se révèle rapidement toxique pour les humains [2]. « Dans le cadre d’une étude des cas cliniques observés chez les humains, on a constaté que la plus faible dose orale qui provoquait une irritation gastro-intestinale s’élevait à 5 mg/jour [3] . Jusqu’à très récemment, on estimait qu’un apport quotidien inférieur à 5 mg/jour présentait peu de danger, mais devant l’avancement de l’état des connaissances, on commence à avoir des données sur la toxicité chronique du cuivre à des doses moindres », note le Dr Thillier. D’où la réévaluation à la baisse des quantités de cuivre dans les aliments et l’eau potable effectuée par certaines autorités de réglementation. « Il existe deux groupes qui sont davantage menacés par les effets toxiques d’une ingestion chronique de doses élevées de cuivre : les personnes présentant des carences en glucose-6-phosphate (G-6P) déshydrogénase et les personnes touchées par la maladie de Wilson, une erreur innée du métabolisme du cuivre qui provoque l’accumulation de cuivre dans le cerveau, le foie et les reins », explique le Dr Thillier. Alors qu’il travaillait dans le service de médecine interne et d’hépato-gastroentérologie du Pr Jean Bertrand (CHU Tours), il a noté une incidence accrue des granulomes dans le foie et des tumeurs malignes des poumons chez des personnes travaillant dans des vignobles en Touraine, et qui avaient été exposées à des jets pulvérisés de sulfate de cuivre mélangé à de la chaux pour limiter le mildiou – un constat effectué d’ailleurs par d’autres auteurs au Portugal et en Italie [4].

L’Afssa prépare une recommandation d’usage n’exédant pas 500g/ha pour un total de huit applications par an

Enfin, les études épidémiologiques révèlent que l’exposition professionnelle à certains métaux, et notamment au cuivre, constitue un facteur de risque pour les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. « Le Cuivre (II) est le métal le plus efficace dans la promotion de l’oligomérisation de la protéine alpha-synucléine pour former des fibrilles, qui sont les principaux constituants des inclusions intracellulaires (corps de Lewy) dans les neurones dopaminergiques de la substante noire [5] », confirme le Dr Thillier, qui ajoute : « Des études structurales du peptide amyloïde-β(Aβ) ont fourni des preuves solides liant le Cuivre (II) à la maladie d’Alzheimer [6]. En outre, un rôle pour le cuivre dans les maladies à prion a également été prouvé, et l’interaction de Cu (II) avec des fragments de la protéine prion est structurellement caractérisée [7]. »

De la prudence au compromis

Toutes ces données expliquent les réticences de la Commission à continuer d’autoriser un usage important de ce minéral. « Les nombreuses interrogations qui persistaient après la remise du dossier de l’Efsa expliquent que, lors de la réunion du comité permanent de la Commission en décembre 2008, les experts ne se sentaient toujours pas en mesure de proposer une inscription », note une source bruxelloise bien au fait du dossier. En clair, même après huit années de procédure et en dépit de tout l’effort consacré par le task force et par le pays rapporteur, le dossier du cuivre comporte encore beaucoup d’incertitudes. Il est donc difficile de comprendre pourquoi les associations écologistes se montrent aussi silencieuses à ce sujet, alors qu’elles auraient matière à brandir l’étendard du principe de précaution...

En dépit de l’abstention de quelques pays, une majorité qualifiée a été réunie lors de la réunion du comité permanent du 23 janvier 2009. Cette majorité n’a toutefois accepté qu’une utilisation restreinte de certains produits à base de cuivre (notamment la bouillie bordelaise), sur les deux cultures de référence que sont le raisin et la tomate. « Il fallait trouver un compromis afin de satisfaire les exigences des pays-membres, dont certains insistaient sur la nécessité du cuivre », commente la direction de la Santé de la Commission. Parmi les éléments de ce compromis figure l’autorisation accordée pour seulement sept ans, et non dix ans comme c’est le cas habituellement. Une façon pour la Commission de signifier qu’elle souhaite trouver rapidement une solution alternative. Autre élément de compromis : la Commission exige la mise en place par les États-membres d’un programme de surveillance, et surtout la réalisation d’études complémentaires sur les sujets litigieux « pour au plus tard dans deux ans ». Enfin, chose inhabituelle, la Commission délègue aux pays-membres la possibilité d’accorder des extensions d’usage au cas par cas. « Un tel transfert de compétences est pourtant en contradiction avec la volonté d’harmonisation voulue par la Commission », observe un spécialiste des affaires communautaires. Ce transfert permet surtout à la Commission de faire endosser la responsabilité aux États-membres en cas de problème. L’Afssa, elle, prépare une recommandation d’usage n’excédant pas 500 gr/ha pour un total de huit applications par an. Une mesure pleine de bon sens, estime le Dr Jean-Louis Thillier, qui rappelle que « tout comme la National Academy of Sciences, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un apport quotidien de 30 μg/kg de poids corporel par jour dans le cas d’un homme adulte (ou 2,1 mg/jour), et de 80 μg/kg de poids corporel par jour pour les nourrissons. Ces recommandations sont fondées sur des études de bilans réalisées chez des enfants et des adultes, notamment sur des études concernant les apports nécessaires pour compenser la perte quotidienne de cuivre due au métabolisme et à l’excrétion. En revanche, les apports deviennent toxiques dès 5 mg/jour. D’où la nécessité de réglementer certains biocides, dont la bouillie bordelaise. »

Défense de la viticulture

Vin et société appelle à signer son manifeste

Publié le mardi 24 mai 2011 - 16h15

Les premières signataires du manifeste "Le vin, et si on en prenait toute la mesure". © REA

Une poignée de femmes en ont eu l'idée. Voilà quelques semaines, elles ont rédigé le manifeste intitulé « Le vin, et si on en prenait toute la mesure », dévoilé ce mardi 24 mai en pleine page du journal « Le Monde » dans une salle de réception du quartier du Marais, à Paris.

« Nous somme fiers et responsables. Nous sommes 200 000 personnes à cultiver et à soigner la vigne », proclament les premières phrases de ce texte dont l'initiative revient à Vin et société. Avec ce manifeste, « nous allons exprimer nos convictions. Nous voulons assurer un avenir durable pour le vin », explique Marie-Christine Tarby, présidente de Vin et société.

Lors de son discours, elle a rappelé les multiples dimensions du vin : historique, culturelle, patrimoniale... « Le vin reste un plaisir partagé à l'heure où se multiplient les portions individuelles dans l'alimentation », a souligné Marie-Christine Tarby.

Puis elle a redit l'engagement de la filière viticole en faveur de la consommation « mesurée » et a détaillé la définition qu'en donne l'organisation mondiale de la santé : pas plus de deux verres par jour pour les femmes, pas plus de trois verres par jour pour les hommes.

Son discours terminé, Marie-Christine Tarby a invité cent femmes réunies pour l'occasion à être les premières signataires du manifeste, tout en conviant les hommes de l'assistance à faire de même. Car si l'initiative vient des femmes, elle ne leur est pas réservée. Bien au contraire. « Nous lançons un appel à toutes les régions de France pour faire signer ce manifeste par tous les hommes et les femmes du vin. » Une manière pour la filière de s'affirmer face aux décideurs politiques et aux leaders d'opinion.

En quelques instants, le manifeste imprimé sur une immense toile accrochée au mur s'est couvert de dizaines de signatures.

Vin et société prépare des événements dans les différents vignobles pour présenter son manifeste et réunir le plus grand nombre de signatures. Mais tous ceux qui le souhaitent peuvent d'ores et déjà le signer sur le site vinetsociete.fr/manifeste.

B. C.

 

ARTICLE DE LA REVUE LA VIGNE

NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT

NOTRE NATURE EST BELLE. RESPECTONS LA

Un viticulteur meurt d'une "maladie professionnelle" due aux pesticides

Yannick Chénet avait témoigné dans le film "Severn" de Jean-Paul Jaud sur les dangers liés aux pesticides

 Pesticides et désherbants sont utilisésaussi dans le vignoble (Photo Archives Isabelle Leparoux)

Pesticides et désherbants sont utilisésaussi dans le vignoble (Photo Archives Isabelle Leparoux)

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Yannick Chénet, 45 ans, viticulteur à Saujon (Charente-Maritime) s'est éteint samedi soir des suites d'une leucémie reconnue comme maladie professionnelle par la Mutualité sociale agricole. Il avait notamment témoigné dans le film "Severn" de Jean-Paul Jaud sur le danger des pesticides. 

Dans ce long métrage, Yannick Chénet livrait un témoignage poignant sur sa maladie :  « Les produits qui m'ont empoisonné et ceux qu'on me donne pour me guérir sont fabriqués par une seule et unique firme. »

Une charte pour les vins bios

Publié le mercredi 20 avril 2011

Les viticulteurs bios alsaciens présenteront officiellement le 1er mai, à Kientzheim (Haut-Rhin), leur charte « vin bio d'Alsace ». Cette charte fixe la teneur maximale en SO2 total à 120 mg/l pour les vins blancs secs (moins de 5 g/l de sucres résiduels) et à 100 mg/l pour les rouges secs. Des valeurs inférieures de 80 mg/l pour les blancs et de 50 mg/l pour les rouges aux seuils réglementaires.

Cette charte recommande une utilisation a minima des produits œnologiques. Elle classe ces produits en deux catégories : ceux qui sont autorisés comme la bentonite et le soufre, ceux qui sont soumis à dérogation comme le sulfate d'ammonium, le dioxyde de silice, l'albumine d'œuf, les MCR et le sucre de betterave. Une traçabilité parfaite doit garantir l'origine bio de tous ces ingrédients.

La charte est la réponse des viticulteurs de la région à l'échec de la mise en place d'un règlement européen à l'été 2010.

Elle sera soumise à un contrôle interne effectué par deux experts désignés.

A ce jour, trente-trois viticulteurs bios alsaciens y ont souscrit. Ils ont le choix de l'appliquer à toute ou à une partie des cuvées d'un millésime.

Un règlement doit encore préciser les modalités d'utilisation de la mention « vin bio d'Alsace » et du logo correspondant.

C. R.

Notre Bordeaux Supérieur

Le vin naît de la rencontre de la nature et de la culture. Chacun en connaît ses bienfaits pour la santé, bu avec modération.

 

Notre Bordeaux Supérieur A.O.C. répond à des critères qualitatifs très stricts. Il est issu de parcelles sélectionnées, de vignes âgées, rendement plus faible pour favoriser la qualité, telle est notre devise.

 

Chez nous, il n'est pas rare que le temps d'élevage atteigne les 24 mois. Nous ne voulons pas presser nos vins, nous laissons faire la nature.

 

Notre vignoble est composé d'une majorité de merlot, de cabernet sauvignon, et de notre noble petit verdot, celui-ci offre une palette d'arômes réputés, et un grand potentiel de garde.

 

Dégustez l'un de nos Bordeaux Supérieur, vous sentirez un arôme de cerise, cassis et framboise enrichi d'une touche de réglisse ! cèdre et pruneau viendront égayer vos papilles.

 

Le vin, c'est mettre des mots sur des sensations... Sensibilité errante, c'est le sentiment qui existe. Le vin c'est le diable ! A chaque bouteille vient, une âme dedans.

 

 


 

  .

 

 

Il y a dix ans, chacun admirait les vignes bien désherbées, au feuillage taillé bien court, soigneusement traitées grâce à des engins des plus sophistiqués, voire par hélicoptère.

Aujourd'hui, on s'extasie devant des espèces de forêts vierges, aux herbes folles dont on distingue à peine les vignes des mauvaises herbes ".

Cet observateur du vignoble avoue se sentir dérouté : " Aujourd'hui, c'est la mode du bio, et pas seulement dans les vignes. On m'explique que sans conduite bio, pas de grand vin.

Cela veut dire qu'on nous a  fait boire des piquettes sous l'étiquette grand cru depuis des décennies.

Et quelle différence existe-t-il entre ceux qui affichent l'étiquette bio et les autres ? ".

 

Dans le monde du vin, habitué à décerner de bons et mauvais points par guides, concours les avis de tel ou tel, grand philosophe qui se dit imposer un goût pour qu'un vin soit "good".

les appréciations très partagées sont fréquentes dans les commentaires sur les vins élaborés selon des conduites " bio " ou classiques.

Au sein même de la profession, les opinions les plus abruptes ont tôt fait de fuser. Et d'accuser les " bios " d'être sectaires, donneurs de leçons, imbus de leurs pratiques, alors qu'en parrallèle leur tracteur tourne deux fois plus, et dégage donc deux fois plus de carbone dans l'air.

De l'autre bord, il n'est pas rare d'entendre quelques qualificatifs tout aussi vifs sur le thème des dégâts irrémédiables causés au monde d'aujourd'hui et de l'héritage pitoyable qu'on laissera à nos enfants.

Nous nous voulons garder notre typicité, nos valeurs du travail ancestral, tout en ayant à l'esprit, transmettre à nos enfants quelque chose de pure, sans tomber dans le bling bling du bio, qui chacun le sait bien est le produit d'une industrialisation naissante.

Donc, non nous ne désherbons pas, oui nous n'avons pas les moyens d'acheter le désherbant.

Non,  nous ne labourons pas.  Il n'est pas rare chez nous d'apercevoir quelques pieds de moutardes sauvage dans la vigne, car à par le visuel, l'herbe n'a jamais empêché la vigne de pousser.

Sur des terres argilo limoneuse, très humide, la lutte raisonnée nous avons choisie, et alors, cela rend il nos vins moins respectables que le plus des bios ? Car un vin bio, à part, le vinaigre cela n' existe pas, c'est du vin issus d'une agriculture dite biologique, ou chacun y va de son plus.

 

 

 

Le vin est- il bon pour la santé ?

 

« Beuvez toujours, vous ne mourrez jamais », écrivait François Rabelais avant de connaître l'éternité littéraire. Aujourd'hui, le médecin rebelle du XVI e  siècle trouverait du soutien parmi ses confrères pour défendre les bienfaits de la divine bouteille. Depuis plus de quinze ans en effet, le vin rouge a tendance à se bonifier dans les éprouvettes de laboratoire.

 

Les tanins du vin rouge contiennent une forte concentration de polyphénols issus des pépins, du jus et de la peau des grappes de raisin qui ont servi à l'élaboration de la boisson. Ces substances chimiques au nom barbare, présentes dans la composition de tous les végétaux (les fruits, les légumes, ainsi que le thé), participent à la couleur du vin et à ses qualités gustatives. Elles ont aussi des propriétés bénéfiques intéressantes pour l'organisme : ce sont de puissants antioxydants.

 

Un verre de vin rouge n'est pas mauvais pour la santé, il peut même prolonger la vie. Une étude américaine publiée le 3 juillet, menée sur des souris, a montré que le vin rouge contenait un anti-oxydant qui ralentirait la détérioration de l'organisme. La molécule, appelée resvératrol, se trouve également dans le raisin et les mûres.
 
Le resvératrol a pour effet chez les souris de réduire les calories ingérées et de leur faire perdre du poids. Chez les hommes, cela minimiserait donc le vieillissement, , et préserverait les fonctions cardio-vasculaires. 
 
Attention quand même, cet alcool, bien que bon pour la santé, est à consommer avec modération !

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