Au fil du temps

VENDANGES 1951

C’est en 1978, que Georges et Janine LAFON créérent le nom « DOMAINE DU PRAT » suite à la succession familiale depuis trois générations.

 

En effet, en 1923 Jean-Gabriel Desanges fit l’acquisition des tout premiers rangs de vigne, au bord du ruisseau  » DU PONT DU BUIS » au lieu dit Lacoste à Macau. Jusqu’en 1978, Jean et Marguerite Desanges mettent en valeur la propriété familiale, assurant ainsi leur succession.

 

En 1994, Jean-Marie le plus jeune des fils Lafon, passionné de la vigne et du vin, repris à son tour la petite exploitation.

 

Depuis 1999 Véronique rejoignait Jean-Marie dans cette passion qui leur est commune. Ensemble ils agrandirent le vignoble, et donnent naissance à plusieurs cuvées, en mémoire des créateurs du domaine.

Un dur labeur Les journées sont longues. Le vigneron vit au gré des saisons et dort peu. Le travail est souvent physique. Travailler au grand air peut être attirant pour certains, mais il ne faut pas négliger la difficulté à exercer sous la pluie, dans le froid ou le vent. A cette époque, tout le village se mettait au travail. .
VENDANGES DU DÉBUT DU DOMAINE DU PRAT .

VIGNERON :Sous l’Ancien Régime, les paysans ont pour la plupart planté sur leurs terres une rangée de ceps qui leur assurent un peu de vin pour leur consommation personnelle. Mais quelques-uns, plus spécialisés, sont déjà mentionnés comme vignerons dans les registres paroissiaux.

 

Le calendrier du vigneron
La véritable année viticole ne commence qu’en mars car on attend la fin des gelées, qui peuvent détruire les bourgeons jusqu’à la fin mai, pour tailler la vigne, une taille courte qui assure la qualité en limitant la quantité. C’est aussi le moment où le vigneron remplace les plants morts, soit en prenant des plants enracinés tirés des pépinières, soit en provignant, c’est-à-dire en couchant en terre un pied sain qui donnera trois ou quatre pieds nouveaux. Cette dernière méthode a la préférence du vigneron car elle ne coûte rien, si ce n’est de la peine, et parce qu’il est persuadé que la vigne ne peut se soutenir et perdurer qu’en étant régulièrement provignée.

Ce faisant, l’aspect de la vigne se transforme rapidement. Plantée en ligne au moment de son établissement, elle devient très vite une vigne en foule (en désordre) car les pieds provignés partent dans tous les sens. Cela serait un inconvénient si le vigneron utilisait une charrue pour labourer sa vigne ; mais il n’a ni cheval ni charrue, et il pioche sa vigne à la main. Il faut attendre les années 1880 pour voir apparaître les vignes bien alignées sur fil de fer, bien que la plupart conservent malgré tout un aspect anarchique dû à la multiplication en foule.

 

Un dur labeur
Ces travaux de taille et de multiplication achevés, le vigneron donne, de la fin mars à début avril, un premier labour. Ce travail extrêmement pénible s’effectue à la houe ; en l’espace de trois semaines, le vigneron pioche ainsi un à deux hectares de vigne, aère la terre et détruit les mauvaises herbes. Début mai, le vigneron fiche les échalas, pieux de bois de chêne ou de châtaignier, longs d’1,45 m environ, destinés à soutenir la vigne et à maintenir les grappes éloignées du sol. Travail harassant encore, qui suppose le maniement de plusieurs dizaines de milliers d’échalas (il y a environ 20 000 pieds de vigne par hectare) qu’on a ôtés de la vigne fin octobre, qu’on a rapportés à la maison pour les épointer, et qu’il faut maintenant transporter à nouveau dans la vigne.

Les échalas plantés, le vigneron donne un second labour, plus léger, qu’il appelle le binage, et qui est terminé à la fin du mois de mai. Puis la vigne fleurit, courant juin, les grains commencent à se former, le verjus grossit rapidement et, dans le courant de juillet, de toute façon avant la moisson des grains, le vigneron donne un troisième labour : on dit qu’il rebine ou encore qu’il tierce ; ce travail a pour but essentiel de débarrasser la vigne des mauvaises herbes. Si la saison est très humide un quatrième labour peut être nécessaire en septembre, avant les vendanges, pour permettre une maturation plus parfaite des raisins.

 

La vendange
Si la vigne a été épargnée, le vigneron vendange fin septembre ou début octobre. Coupeurs et hotteurs parcourent alors la vigne. Les coupeurs, serpette à la main (le sécateur n’apparaît pas avant 1840 et se généralise tardivement), emplissent les paniers et les vident dans leurs hottes. Les hotteurs emplissent alors les bachoues, grandes hottes placées sur le dos des ânes, ou des cuves plus grandes transportées dans des charrettes en direction du cellier ou du pressoir.