La taille que nous pratiquons est la taille traditionnelle du Médoc, c'est à dire en Guyot double, afin de bien répartir la charge sur chaque pied. Il est important de raisonner la taille (chaque pied étant différent, il appartient au tailleur de le gérer, afin de ne pas épuiser le pied, et obtenir une vendange de qualité. C'est un élément primordial.
LE SECAILLAGE : Après la taille, pendant l'hiver, les piquets et marquants endommagés sont remplacés pour maintenir un palissage (4 fils de fer, maintiennent la
vigne) correct.
Remplacement de piquets abimés.
Renouveler les pieds morts.
Pliage/acanage : Après la taille, les deux astes sont pliés et attachés au fil de fer pour bien maîtriser la pousse des bourgeons. Le cep est attaché (acané dans le médoc) au piquet.
Pour cela, nous utilisons une plieuse électrique,
qui succède à la pince manuelle.
PLIEUSE PELLENC AP25
Epandage de l'engrai, à la fin de l'hiver.
L'ébourgeonnage ou épamprage : Au printemps la vigne se réveille, et pousse anarchiquement. Les pampres ou gourmands sont éliminés manuellement, pour ne pas épuiser le cep de vigne, pour qu'il y ait une bonne aération des grappes. Opération longue et difficile physiquement.
Une pampre sur un cep de vigne.
LE RELEVAGE : Fin mai, début juin, après l'épamprage, les fils sont levés, afin de bien maintenir les rameaux qui poussent dans les rangs, afin de faciliter le passage du tracteur, et maintenir les branches verticalement. Des agrafes, bio dégradables sont posés pour bloquer les fils entre eux.
Une agrafe bio dégradable.
LE ROGNAGE: Après le relevage, les têtes des branches sont coupées mécaniquement avec une rogneuse, afin de bien maîtriser la surface foliaire de la vigne, assurant ainsi une bonne alimentation par les feuilles pour la maturité des grappes. (2 ou 3 rognages sont effectués, jusqu'au vendanges.
L EFFEUILLAGE : L'effeuillage proprement dit consiste à enlever les feuilles qui se trouvent devant les grappes d'un seul côté : au soleil levant. Quand les grappes sont cachées, surtout les années à Mildiou les traitements sont assez inefficaces, car ils n'atteignent pas les grappes.
L'humidité résiduelle entre les grains favorise les maladies, enfin une meilleure maturité est recherchée en exposant les fruits au soleil. C'est un travail plutôt long, car nous en profitons pour passer dans le palissage les sarments qui traînent, nous arrachons à la main ou à la pioche les quelques mauvaises herbes, nous rajoutons des agrafes lorsque c'est nécessaire. J'avoue que je n'ai pas le courage d'effectuer ce travail dans tous le vignoble.
LES TRAITEMENTS: Le mildiou et l'oïdium sont les deux principales maladies qui ravagent la vigne, et peuvent faire de très gros dégâts, jusqu'à la destruction totale de la récolte. De ce fait, nous sommes obligés d'appliquer des traitements à base de produits phyto-sanitaire, qui stoppent temporairement le développement de ces champignons. Au Domaine du Prat, soucieux du respect de l'environement, nous pratiquons une lutte raisonnée, c'est à dire, que nous intervenons en fonction des avertissements agricoles communiqués par la chambre d'Agriculture. Nous ne faisons donc pas de traitement systématique.
Pas d'insecticides et acaricides ne sont employés.
Ancienne
méthode.
Nouvelle
méthode.
| Février 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
|
||||||||||